La présence des Eglises protestantes, orthodoxes et anglicanes auprès des Institutions européennes

II. Dialogue avec les institutions européennes

Extrait de la presse protestante régionale réformée, janvier 2004
Le Révérend James Barnet , ancien représentant de l’archevêché de Canterbury au Conseil de l’Europe nous ouvre des pistes de réflexion.

La présence des églises protestantes, orthodoxes et anglicanes auprès des Institutions européennes

Depuis quatre décennies, les églises se sont engagées à Bruxelles. Jusqu'en 1999 les églises non Catholiques et romaines, c'est à dire les Confessions protestantes, anglicanes et orthodoxes étaient représentées par la EECCS, acronyme anglais pour la Commission européenne œcuménique pour l'église et la société. La commission, qui existait indépendamment de la Conférence des Eglises européennes (la KEK), regroupait pour la plupart des conseils des églises Protestantes des pays européens occidentaux . Les églises de l'Europe Centrale et Orientale n'ont pas appartenu à l’EECCS parce que avant la chute du Communisme les ecclésiastiques des pays communistes n'étaient pas autorisés à s'associer avec une organisation occidentale, telle que le Conseil de l'Europe, qui s'occupait des droits de l'homme. Avec la réunification du continent européen, il semblait être de plus en plus important que les églises puissent coopérer dans le cadre œcuménique d'une seule organisation. A partir du 1er janvier 1999 l'EECCS est devenue la Commission pour l'Eglise et la Société de la KEK. Il y a deux bureaux de la Commission pour l'Eglise et la société, dont l'une se situe à Bruxelles pour l'Union européenne et l’autre à Strasbourg pour le Conseil de l'Europe. Notez bien que le Parlement européen se réunit à Strasbourg et que le bureau du siège de la KEK, qui se situe à Genève, s’intéresse aux questions parallèles.

Le Conseil de l’Europe coopère avec les ONG dont quatre cents, à peu près, sont dotées d’un statut consultatif. Parmi elles la KEK représente les églises anglicane, orthodoxe et protestantes. Jusqu’à présent la CSC gère des groupes de travail, des forums de dialogue avec la Commission qui sont généralement tenus deux fois par an et des prises de position sur un nombre de questions urgentes et difficiles.

En plus, à Strasbourg et à Bruxelles il y a un processus continu de réunions avec les fonctionnaires et les personnes politiques des Institutions.

Nous travaillons ensemble En général il y a un accord entre les églises avec leurs idéaux chrétiens et les Institutions Européennes avec leur tradition laïque et leurs valeurs humanitaires et pluralistes de tolérance et de respect. On peut se féliciter de notre partenariat dans le cadre de la dignité de la personne et des droits de l'homme. L'importance des droits humains ainsi que leurs origines dans la tradition religieuse est acceptée par les grandes traditions de croyance et de pensée humanitaire.

Les points de contact entre les idéaux des religions et ceux des institutions européennes sont nombreux étant donnés les trois piliers du Conseil de l'Europe. Ils sont la démocratie, les droits de l'homme et la jurisprudence. Ces piliers sont soutenus par la dignité de la personne qu'ils soutiennent à leur tour. Le discours classique sur les opportunités œcuméniques s’appuie sur ces liens évidents en citant la création de l’homme à l’image de Dieu.